25 avril 2008
Ouverts ou fermés ?

photo Alva Bernadine , mirroir
Faut il garder les yeux ouverts pendant l'amour ?
Voila une question existentielle s'il en est , vous me direz chacun fait comme il lui semble et d'aucun ne peut décider de la meilleurs façon.
Pour ma part je les garde grands ouverts , le sexe est un moment de partage et ce partage se fait par tous les sens y compris celui de la vision , voir l'autre plonger son regard dans le sien s'est maintenir un lien avec lui au delà du lien charnel.
Alors je garde les yeux grands ouverts pour dialoguer , pour signifier mon bonheur, pour communiquer mes sensations,pour communier avec l'autre.
La difficulté réside quand l'autre les ferme , son plaisir lui appartient en les fermant elle doit le démultiplier mais pour celui qui est dessillé , il manque un compagnon de jeu , le regard de l'autre.
Que faire alors ? tout simplement le rejoindre dans l'obscurité de ses sensations , fermer les yeux et mettre fin au dialogue des âmes comme disait un auteur.
Le plaisir me semble alors plus solitaire , plus égoïste , il me manque la dimension partage.
Vous me direz que je suis un visuel et que parfois la vision doit céder le pas sur les autres sens?
Oui, je vous comprends mais le sexe à ses raisons que la raison ignore c'est pourquoi je préfère durant celui ci deux paires yeux ouverts l'un à l'autre .
22 avril 2008
Au temps suspends ton vol ...

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours ! "
juste une pensée pour ces instants d'abandon.
L'aprés amour ...
non le début Amour ...
11 avril 2008
Quelques mots sur rien du tout

(photo) tony ward
Dans libertin je retiens libre, puisque ce blog est coquin qu’il soit aussi libertin, libre de ses pensées et ses choix, cette liberté j’en jouis devant vous avec les impudeurs que permet le net.
Chaque jour est un jour nouveau avec la vie qui va avec nul n’est plus important que l’autre.
La mélancolie nous guette tous , elle est fille de l'introspection , la légèreté celle de la sagesse.
Etre léger ce n'est pas fuir ou ignorer, c'est au contraire vouloir vivre , hic et nunc .
Cette vie quotidienne qui fait la Vie, j’ai compris qu’il fallait la construire pour en faire un bel ouvrage, il faut que celui ci soit confortable mais cela ne fait pas tout, il faut de l’audace et de l’excitation, il faut des rencontres , il faut des désirs , des envies , des fantasmes, il faut parfois de l’attente, de la raison, de la frustration, il faut tous ces matériaux pour construire ce bâtiment qui abritera cette vie. L’ouvrage doit être harmonieux à l’intérieur pour l’être à l’extérieur, pour recevoir du plaisir, du bonheur et en donner.
Mais je sais maintenant qu’il faut à tout jamais bannir les regrets et les remords, poursuivre sa route d’équilibriste ne pas faire souffrir mais jouir des instants et du temps qui passe, alors oui un jour il faudra que j’en fasse le bilan mais pas maintenant encore une minute monsieur le bourreau , le seul vœux que je formule est que ce jour là ,je pourrai me retourner et dire que cela valait la peine.
10 avril 2008
Nuit Germanique

Le voyage en train avait était long , la cathédrale de Cologne pointait ses immenses flèches , l’exposition avait été ahurissante , vision martienne d’un artiste slovène.
Le repas réunissait le petit monde globalisé de l’art , l’anglais était de mise , le vin coulait à flot.
Elle était à deux convives de moi , une paire d’yeux bleus , une couronne blonde et ce petit nez troussé.
Nos regards se sont croisés, ils se sont plus , ils se sont rapprochés.
Elle parlait français avec cet accent à la Romy qui est si sensuel , dieu que la langue allemande est belle parlée par une blonde chevelure.
Les mots ne suffisaient plus, les mains réclamaient le dialogue , il fut fructueux.
Alors elle m’invita à aller ailleurs, de l’autre coté du Rhin ou une rave l’attendait dans un entrepôt.
Nous quittâmes le monde de l’art, pour celui de la musique, les sons étaient assourdissants, les corps saccadés hachés , des couples se formaient, des corps dansaient seuls au milieu de tous.
Nos corps se sont liés, mes reins étaient cadencés par les pulsations du son , la lumière syncopée créait une perception hallucinatoire.
J’ai perdu la notion du temps , nos corps et la musique ne faisaient qu’un , j’étais musique ,elle était son.
Au matin, je rentrais sans chemise, elle m’avait été conservée comme trophée de cette nuit, moi je n’avais même pas celui de son prénom.
09 avril 2008
Leçons de vie

Leçon N° 1 apprendre à communiquer

Leçon N° 3 apprendre à regarder

Leçon n° 3 apprendre à profiter

Leçon n° 4 apprendre à conserver
Ps et vous qu'elles sont vos leçons de vie
08 avril 2008
Comm sur Cuni

Cette magnifique photo de claude fauville suggère de ma part ce commentaire
1/INGREDIENTS:
Une simple langue
quelques doigts.
une main mutine.
un peu d'imagination.
2/ PREPARATION:
Les jambes écartées
Être plus bas
3/ ACTION:
Plaisir , d'effleurer , de laper, de sucer, d'avaler, de lécher de mordiller.
Douceur de la salive dans son jus.
Du goût qui noie le sien.
Impertinence des doigts qui excitent , avivent en visitant ses intimités.
Douceur des mains qui parcourent le corps frémissant.
Patience des mots peints à coups de langue sur le clitoris.
Excitation du goût de son oeillet.
Suavité de plonger le nez dans ses entrailles.
4/ RESULTAT
Extase de la sentir partir , se contracter , trembler.
Bonheur de ses jambes emprisonner ma tête avant de la repousser pour mieux savourer l'orgasme.
07 avril 2008
Chambres d'hôtels
(frazer andrea - le collectionneur)
Curieux lieux que les chambres d'hôtels , espaces qui comme une catin se donnent à la journée .
Il faut passer l'épreuve du concierge qui note votre nom et vous explique les heures du petits déjeuner que vous ne prendrez jamais n'étant là que pour quelques heures , et puis votre complice un peu en retrait un peu génée.
Curieusement je demeure trés sensible à la vue , l'amour avec vue , c'est tout de même plus touristique.
Combien de vies sont passées par là ,
Combien de couples légitimes , illégitimes , en devenir , en rupture ,en hasard , en rendez vous ont connu cette couche.
Que de choses faites dans ce lit qui s’offre à nos corps,
Combien de coïts , d’orgasmes ces draps ont protégé ,
Combien de coups de reins ces ressorts ont supporté,
Combien de cris de jouissance ces coussins ont avalé,
Combien de fois cette table a servi aux ébats,
Si les lieux pouvaient parler , s’ils avaient la mémoire du plaisir recherché, pris, donné, ils diraient quoi ?
Les râles , les soupirs , les tremblements , les cris.
Ils décriraient ces corps beaux , gros , laids,fatigués, jeunes,souples,tatoués , parcourus par le désir , la sensualité , l'avidité.
Et si le temps se contractait en un seul instant , tous ces corps seraient avec nous, forniquant à nos cotés en une partouze spatio temporelle hallucinante.
tous ces fantomes de couples hantent cette chambre , nos ébats , ne feront que perpétuer la chaine sans fin du plaisir.
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